Evolution du Salaire Minimum Conventionnel
À compter du 1er janvier 2026, le Salaire Minimum Conventionnel (SMC) applicable dans le cadre de la Convention Collective Nationale du Sport (CCNS) est revalorisé.
Cette revalorisation, décidée par les partenaires sociaux de la branche Sport, s’inscrit dans une dynamique d’actualisation des grilles salariales face à l’évolution du coût de la vie, du SMIC, et des enjeux d’attractivité des métiers du sport.
Cette évolution implique des ajustements concrets pour les employeurs. Il est donc essentiel de comprendre les changements, de vérifier sa conformité, et d’anticiper les impacts organisationnels et budgétaires au sein des structures.
Une revalorisation aux enjeux multiples
Cette revalorisation du SMC vise à :
• Répondre à l’évolution du SMIC et de l’inflation ;
• Valoriser davantage les compétences et responsabilités des salarié·es de la branche ;
• Renforcer l’attractivité des métiers du sport, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de précarité encore trop fréquente.
Qui est concerné ?
Toutes les structures appliquant la Convention Collective Nationale du Sport sont directement concernées par cette mise à jour. Cela inclut notamment :
• Les clubs sportifs, qu’ils soient professionnels ou amateurs ;
• Les associations sportives employeuses ;
• Les organismes de formation, de loisirs ou d’animation relevant du champ conventionnel ;
• Certaines collectivités locales ou établissements publics employant du personnel sous CCNS.
Concrètement, que faut-il faire en tant qu’employeur ?
Depuis le 1er janvier 2026, chaque employeur doit s’assurer que la rémunération de ses salarié·es est au moins égale au nouveau minimum conventionnel correspondant à leur groupe et coefficient.Voici les principales actions à engager :
1. Vérifier les rémunérations existantes : Comparer les salaires actuellement versés avec les nouveaux minimas conventionnels.
2. Ajuster les paies si nécessaire :
- Si un salaire est inférieur au nouveau minimum, il devra être revalorisé depuis le mois de janvier.
- S'il existe une prime d'ancienneté, celle-ci doit être recalculée à raison de 1% du SMC Groupe 3 (ici 1997,87€), tous les 2 ans*
3. Informer les salariés concernés : En cas de modification de rémunération, une communication claire est indispensable.
4. Anticiper les impacts budgétaires : Notamment pour les structures ayant plusieurs salariés proches du SMC.
Important : en cas de non-conformité, l’employeur s’expose à un rappel de salaire et, potentiellement, à un contentieux prud’homal
* Le salarié bénéficie d'une prime après 24 mois de travail effectif dans l'entreprise. La CCNS prévoit que la prime d'ancienneté est versée au pro rata du temps de travail effectif. Le montant de la prime est de 1% du minimum de la rémunération conventionnelle du groupe 3. Elle est versée mensuellement et est augmentée de 1% du minimum de la rémunération conventionnelle du groupe 3 par période de 24 mois. La CCNS fixe un plafond de 15%.